Les filtres couleurs en vidéo sous-marine, c’est magique ?!

Il existe un accessoire qui ne coûte pas cher et qui peut améliorer le rendu de vos vidéos sous-marines en

lumière ambiante (sans flash !) : le filtre couleur ! Il en existe de couleur  rouge, orange et magenta !

 

Mais encore faut-il savoir lequel choisir et quand l’utiliser ! Je vous dit tout sur le filtre couleur et ses limites !

 

L’eau agit déjà comme un filtre de la lumière ambiante, certaines couleurs sont bloquées au delà des 5 mètres comme le rouge.

Les filtres ne peuvent pas compenser pour une couleur qui est déjà perdu, le filtre couleur n’ajoute pas de couleur même si on aimerait bien

 

Alors pourquoi utiliser un filtre couleur ?

Les filtres de compensation de couleur altèrent fondamentalement les couleurs à la source. La règle générale, c’est qu’un filtre coloré a la propriété d’absorber les radiations de la couleur complémentaire de la sienne et de laisser passer toutes les autres. Je vois déjà certains lecteurs froncer le front.

couleurs 

 

 Alors pour aller droit au but :

-le filtre orange filtre le bleu, accentue la lisibilité des rouges et des jaunes 

-le filtre rouge filtre le cyan savant mélange de bleu et de vert

-le filtre magenta absorbe le vert.

Votre APN va donc ajuster l’exposition de la vidéo en fonction du filtre utilisé. Par exemple, si la lumière est verte, vous plongez à l’ouest  peut-être, la qualité des bleus et des rouges va souffrir de cette dominante verte. En utilisant un filtre magenta, vous re-balancez la lumière et l’image sera de meilleure qualité et plus contrastée.

 

 

Quand utilisez un filtre ?

 

 

Le filtre couleur est incompatible avec l’utilisation d’une lampe ou d’un flash. Faîtes l’essai une fois si vous ne me croyez pas !On l’utilise à faible profondeur disons au-dessus de 15 mètres pour avoir une bonne lumière. Mais ce n’est pas une règle gravée dans le marbre, cela dépend de la visibilité, du soleil et du calme de la surface.Pour faire court : s’il y a peu de lumière ambiante, c’est très nuageux, la surface est agitée et l’eau est chargée en plancton, oubliez le filtre ! Emmenez un flash ou une lampe

 

BA-BA pour réussir vos vidéos avec un filtre

 

Le soleil sera dans ton dos sinon bonjour la vidéo rose ou rouge.

 

Tu cadres vers le bas pour une fois, un angle de 45 degrés est idéal. Si vous cadrez vers la surface, les rayons du soleil risquent d’apporter une nuance colorée non désirée.

 

A faible profondeur tu plongeras : entre 1 et 15 mètres de profondeur.

 

 Faire une balance des blancs manuelle n’a pas plus de secret pour toi. Avant de se mettre à l’eau, il peut être utile de programmer un bouton de raccourci pour la BdB. L’efficacité du filtre dépend de la BALANCE DES BLANCS.

 

Le plus important : faites votre balance des blancs à la même profondeur et à la même place où vous allez prendre votre vidéo. Par exemple, si vous avez une table de corail au premier plan, faites la balance des blancs aussi proche que possible et sur la table de corail – en évitant votre propre ombre. Prenez la vidéo à cette profondeur !

 

Pour enfoncez le clou, ne faites pas la balance des blancs dans une direction, pour en fin de compte filmer dans une autre direction.

 

Re-faîtes une balance des blancs si la profondeur change plus que 1,5 mètres.

 

La balance des blancs dans le bleu ne marche pas !

 

  • Pour un effet wow : Choisissez un sujet qui s’étend au-delà de l’angle de vue de votre appareil vidéo comme un récif, une épave.
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  • effetwow

    Effet wow 

  • C’est quoi les magic-filters ?

    Les magic-filters sont des filtres couleurs spéciaux pour la photo et vidéo sous-marine. Ils peuvent s’adapter à un compact ou bien sur le caisson sous-marin selon le modèle. Pour un reflex, le filtre se fixe à l’arrière de l’objectif. Il est préférable de choisir un filtre amovible sous l’eau parce que toutes les situations ne se prêtent pas à l’utilisation d’un filtre de couleur. Sinon il faudra dédier une plongée au filtre «magic».

     

     

    En résumé, choisissez votre filtre de la sorte:

     

    - les 4 filtres de plongée
            rose pour les plongées peu profondes ou le snorkeling
            orange pour les profondeurs entre 6 et 18 mètres
            rouge pour les eaux bleues en dessous de 5 mètres ainsi que les eaux bleues-turquoises
            magenta pour les eaux vertes ou très riches en algues

     

     

Depuis des décennies, l’air comprimé représente la norme et le mélange respiratoire le plus utilisé en plongée récréative. Les mélanges gazeux ayant une teneur en azote moindre et une concentration d’oxygène plus élevée (air enrichi ou nitrox) ont gagné en popularité parmi les plongeurs qui souhaitent augmenter leur temps au fond ou réduire le stress de décompression des plongées d’une durée typique. À présent que 25 années se sont écoulées depuis l’apparition du nitrox en plongée récréative, plongeurs et scientifiques ont acquis une expérience précieuse de son utilisation. Certains plongeurs ont toutefois fait une observation qui n’a encore trouvé aucun fondement scientifique. En effet, ceux-ci disent se sentir moins fatigués après une plongée au nitrox. Existe-t-il des données probantes permettant de soutenir que l’azote réduit la fatigue ? Peut-on trouver une explication scientifique à ce phénomène ?

La fatigue physique est une conséquence physiologique d'une activité physique extraordinaire. Elle se caractérise par une impression subjective de réduction temporaire de la capacité à exécuter des activités physiques ordinaires. Elle est souvent associée à un état de somnolence et de léthargie, ainsi qu’à une baisse des performances cognitives. Il n’est pas rare de ressentir de la fatigue suite à des plongées sans difficulté spéciale et en l'absence de signes de maladie de décompression (MDD), même s'il peut s'agir d'un symptôme de cette dernière.

Le fait que certains plongeurs puissent apparemment se sentir moins fatigués après une plongée au nitrox fait l’objet de nombreuses controverses. En effet, les études objectives réalisées à ce sujet n’ont pas trouvé de différence fiable entre les plongées à l’air et celles au nitrox en ce qui concerne la fatigue ou les performances cognitives.

Pour une exposition à une même profondeur pendant une même durée, il est généralement admis que plus la pression partielle de l’oxygène respiré (PO2) est élevée et la pression partielle du gaz inerte (PN2) est faible, moins le stress de décompression se fera sentir. Il est ensuite tentant d’en déduire qu’un stress de décompression plus faible amoindrit l’impression de fatigue. Néanmoins, une PO2 supérieure se traduit par un stress oxydatif lui aussi plus élevé, et la PO2 du nitrox devient supérieure à celle de l’air à partir d’une certaine profondeur.

Différentes études menées sur des plongeurs semblent indiquer que le stress oxydatif généré par la PO2supérieure du nitrox pourrait provoquer un léger dysfonctionnement endothélial, qui pourrait à son tour entraîner certains symptômes vagues susceptibles d’être perçus comme de la fatigue. Cette théorie est soutenue par plusieurs médecins spécialisés dans les traitements hyperbares, ayant observé que l’augmentation du stress oxydatif pendant une oxygénothérapie hyperbare était associée avec une fatigue accrue après le traitement.

Nous avons consulté deux experts en la matière afin d’essayer de concilier les impressions des plongeurs qui soutiennent les effets bénéfiques du nitrox sur la fatigue suivant la plongée et les conclusions controversées de certaines études s’étant penchées sur ce phénomène.

Quelles peuvent être les causes de la fatigue ressentie à la suite d’une plongée ?

Richard Harris : Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de la fatigue suivant une plongée. Certains sont liés à la plongée même, comme le stress thermique, le stress de décompression, la dépense d’énergie, l’exposition prolongée à une concentration élevée d’oxygène, l’anxiété et le mal de mer. Mais il existe également de nombreuses autres causes potentielles non liées à la plongée, comme le manque de sommeil, la consommation d'alcool, le décalage horaire, etc.

Neal Pollock : L’on ne s’imagine pas toujours l’impact physiologique que peut avoir la plongée. En réaction immédiate à la pression hydrostatique, une quantité importante du sang normalement présent dans les vaisseaux capacitifs (veines) des jambes est envoyé vers le volume central (la poitrine). Selon une étude réputée réalisée sur le sujet, 700 ml de sang en moyenne sont acheminés vers le cœur durant la phase de repos du cycle cardiaque. Le cœur s’étire sous l’effet de l'augmentation du volume sanguin et réagit immédiatement par de plus fortes contractions puis, sur une courte période, par la suppression de certaines hormones pour augmenter l'élimination de liquides par les reins. Il s’agit d’une réponse normale de l’organisme à une perception physiologique de la présence d’un excès de liquides. Sur le plan pratique, c’est la raison pour laquelle les plongeurs ont besoin d’uriner même après de courtes périodes d’immersion.

À sa sortie de l’eau, le plongeur peut présenter une baisse immédiate du volume sanguin retournant au cerveau. Je dis « peut » car le port d’une combinaison humide serrante peut provoquer un déplacement de sang vers la poitrine sans que le plongeur ne soit immergé. Après la plongée (ou après le retrait de la combinaison humide), le plongeur peut présenter une baisse du volume sanguin central et de la tension sanguine. Ceci n’est pas seulement dû à la diminution de la pression hydrostatique. En effet, pendant la plongée ou le port de la combinaison humide, il se produit une réduction active du volume liquidien au sein de l’organisme. Cet ensemble de facteurs pourrait expliquer en grande partie la fatigue ressentie après une plongée. Soulignons toutefois que la fatigue est principalement due à l’immersion, indépendamment de la profondeur et du stress de décompression.

Existe-t-il des données fiables étayant les hypothèses selon lesquelles le nitrox réduit davantage que l’air la fatigue ressentie après une plongée?

Richard Harris Non. Trois articles parus dans des publications approuvées par des pairs (les trois premiers figurant dans l'encadré des références) fournissent des données relatives au nitrox et à la fatigue, mais je ne suis pas convaincu qu’ils aient la dimension ni la portée nécessaires pour répondre à la question de manière satisfaisante.

Neal Pollock : Les données étayant ces hypothèses ne sont pas convaincantes. Cela n’est guère surprenant, étant donné l’augmentation substantielle de la PO2 avec la profondeur seule. On ne peut toutefois pas discuter du fait qu’une personne se sente plus ou moins fatiguée. Les recherches ont montré que l’effet placébo avait un impact physiologique, alors laissons les plongeurs profiter de cette sensation. Le plus important pour ceux-ci est de veiller à ne pas dépasser les limites de PO2 afin d’éviter une intoxication à l’oxygène.

Puisque la teneur accrue en oxygène du nitrox semble provoquer un stress oxydatif plus important, comment expliqueriez-vous ces effets apparemment contraires du nitrox ?

Richard Harris : Pierre Lafère fait un commentaire intéressant dans son article : il dit que le stress oxydatif peut inhiber l’activité neuronale (comme le fait l’alcool, par exemple), et que ceci peut affecter les neurones inhibiteurs et donc augmenter (temporairement) les niveaux d’activation. À titre personnel, mes compagnons de plongée et moi-même nous sommes sentis très bien après des plongées spéléo d’une durée de 8 à 17 heures dans une eau à 6 °C et à des profondeurs dépassant les 200 m.
Comment expliquer ce phénomène compte tenu du stress thermique, de décompression, physique, oxydatif et psychologique enduré lors de ces pongées ? Peut-être sommes-nous tout simplement heureux d’être en vie ! Cependant, il m’est également arrivé de me sentir exténué et d'avoir comme un « poids » sur la poitrine après des plongées beaucoup moins profondes, plus courtes, avec une exposition moins forte à l’oxygène et dans des eaux plus chaudes. Un nombre trop important de variables entre en jeu pour pouvoir détecter une différence sur base d'un simple changement de gaz.

Neal Pollock : Le stress oxydatif peut certainement avoir des effets défavorables, mais seulement dans une moindre mesure lors des expositions courtes typiques de la plupart des plongées récréatives. Des études plus approfondies sont nécessaires pour évaluer l’impact physiologique.

Considéreriez-vous la fatigue comme un signe de MDD infraclinique ?

Richard Harris : Je pense que la fatigue peut être un symptôme de MDD, mais elle doit être très marquée pour m’impressionner. Une fatigue intense, comme celle que l’on ressent en cas de grippe, indique un problème plus sérieux que la sensation d'être « un peu plus fatigué que d’habitude » après une plongée. Plutôt que d’utiliser le terme MDD infraclinique, dont je ne suis pas partisan, je n’attribuerais la fatigue à une MDD que si elle fait partie d’un ensemble de symptômes.

Neal Pollock : Les schémas normaux de fatigue suivant une plongée ne sont pas indicatifs d’une MDD. En revanche, une fatigue exceptionnelle, bien supérieure aux niveaux habituels, peut être un signe, ou plus probablement un symptôme, de MDD. Il est important de demander au plongeur de décrire la nature et le degré de sa fatigue afin de déterminer s’il s’agit d’une fatigue habituelle ou non.

Même si de nombreux plongeurs disent se sentir moins fatigués lorsqu'ils plongent au nitrox plutôt qu’à l’air, les recherches scientifiques réalisées à ce jour ne révèlent aucune donnée probante soutenant une telle hypothèse. Comme mentionné préalablement, l'effet placébo ne doit pas être sous-estimé. Son étude doit encore être approfondie.

Quelles que soient les réponses que les recherches futures puissent apporter à ce sujet, la prudence est de mise lors de l’utilisation de mélanges enrichis en oxygène. Il ne s’agit pas seulement d’allonger les temps au fond, mais surtout de minimiser le stress de décompression. Si le nitrox permet aux plongeurs de se sentir moins fatigués à la fin de la journée, que cette impression soit fondée ou non sur des données scientifiques, utilisons ce mélange respiratoire sans toutefois oublier notre sécurité !

Présentation des experts:

Richard Harris, BMBS, FANZCA, DipDHM, FFEWM, est un anesthésiste australien qui exerce dans le domaine de la médecine de la plongée et de l’évacuation sanitaire.

Neal W. Pollock, Ph.D. est directeur de la recherche chez DAN et adjoint de recherche au Centre de médecine hyperbare et de physiologie environnementale du Centre médical de la Duke University à Durham, Caroline du Nord, aux États-Unis.

Source: Scuba-People

De nombreux plongeurs pensent que la théorie de la décompression est une science exacte. Ils fondent probablement leur avis sur le fait qu’elle comprend des notions relativement complexes telles que des algorithmes, des compartiments et des périodes, bref... des mathématiques.

Même les modèles de décompression actuels, qui prennent en compte la quantité de gaz présente dans l’organisme sous sa forme libre (notamment les modèles VPM et RGBM), s’appuient sur des lois physiques telles que la loi de Laplace pour décrire en des termes mathématiques avancés le comportement des bulles dans l’organisme des plongeurs.

Vu comme cela, il n’est guère surprenant que ces derniers voient la théorie de la décompression comme une science exacte.

Si les mathématiques sont certes une science exacte, peut-être la plus exacte de toutes, la théorie de la décompression n’est autre qu’une simulation mathématique simplifiée d’un phénomène biologique complexe, même encore aujourd’hui. Cela dit, les modèles mathématiques utilisés peuvent donner des résultats exacts et certains, sans toutefois qu’une réalité concrète s’y conforme. Pour simplifier ce concept, on pourrait dire que la biologie de la décompression... n’obéit à aucun modèle mathématique, mais qu’elle fait ce qui lui plaît !

C’est pour cette raison que les modèles mathématiques sont constamment révisés, mis à jour ou remplacés, afin de représenter plus précisément ce phénomène biologique réel. Il reste dès lors du devoir du plongeur de se maintenir informé des changements proposés et validés par les chercheurs dans le domaine scientifique, sans quoi il pourrait mettre sa vie en danger !

Voyons ce qu’on peut tirer comme leçon à ce sujet, à la suite de la dernière conférence annuelle de l’EUBS (European Underwater and Baromedical Society), gracieusement transcrite par le Dr Pasquale Longobardi, Directeur médical du centre hyperbare de Ravenne, en Italie. Nous présenterons la conférence sous la forme d’un questionnaire vrai ou faux, en deux parties, afin que les plongeurs puissent maintenir leurs connaissances à jour sans s'ennuyer. Voici la 1re partie.

La série de périodes des modèles de décompression traditionnels (5, 10, 20... minutes) est à présent bien établie.

FAUX ! Comme l’a indiqué le Dr J. Kot, la méta-analyse des modèles de décompression montre que tous les trente ans environ, un changement important est apporté aux périodes, sans que la probabilité de survenue d’une maladie de décompression ne varie significativement. Il a par ailleurs été déterminé que la période maximale pour un plongeur, même lors de plongées à saturation, se situe entre 360 et 420 minutes.

La courbe de sécurité - les limites de temps au fond, à différentes profondeurs, pour lesquelles il n’est pas nécessaire de réaliser de paliers de décompression - est fondamentalement la même sur de nombreux ordinateurs de plongée.

VRAI ! Ce n’est pas une preuve de l’exactitude de la théorie de la décompression, mais plutôt une conséquence de l’alignement de ces modèles sur une « courbe de sécurité » qui a fait l’objet d’expérimentations et qui s’est avéré fonctionner relativement bien.
Même dans les modèles de décompression actuels, qui prennent en compte la quantité de gaz présente dans l’organisme sous sa forme libre, notamment les modèles VPM et RGBM, des mécanismes aléatoires tels que l’algorithme du volume critique et le rayon critique ont été incorporés afin de permettre au modèle de s’adapter aux résultats expérimentaux.

Les mesures de décompression indiquées par plusieurs ordinateurs lors de plongées de routine effectuées par des plongeurs de loisir sont à peu de choses près identiques.

PRESQUE VRAI ! Il y a plus de 50 modèles d’ordinateurs de plongée en vente actuellement en Europe, mais aucun fabricant n’indique clairement comment l’ordinateur calcule la décompression. Par ailleurs, les règlementations européennes relatives à la certification des ordinateurs de plongée ne prennent pas en compte les modèles de décompression. M. Sayer a testé 43 ordinateurs au cours de plongées effectuées entre 15 et 30 mètres avec des temps de décompression oscillant entre 0 et 30 minutes. Dans 94,9 % des tests, il existait une différence de ±10 % au niveau du temps de décompression calculé par les ordinateurs. Dans certains cas (1 %), il existait une différence de plus de 25 % par rapport au temps moyen calculé par plusieurs ordinateurs. À titre d’exemple, pour la plongée à 15 mètres, la courbe de sécurité présentait une différence maximum de non moins que 24,3 minutes entre l’ordinateur le plus sévère et celui le plus « permissif ». Les ordinateurs les plus sévères sont les suivants, par ordre décroissant : Mares Icon HD, Mares utilisant l’algorithme RGBM, Uwatec utilisant l’algorithme Bühlmann, Suunto utilisant l’algorithme RGBM. Le moins plus permissif est l’Oceanic qui utilise l’algorithme Bühlmann/DSAT.

Un ordinateur de plongée est suffisant pour gérer les paliers de décompression de courte durée que peuvent avoir les plongeurs de loisir.

FAUX ! Dans le cadre des tests de M. Sayer mentionnés plus haut, sur 1 031 heures de travail, 28 ordinateurs ont nécessité un changement de batterie et 19 ont présenté un problème de gel de l’écran, généralement dû à la batterie. Ces résultats montrent clairement qu’il est de l’intérêt de chaque plongeur de se munir d’au moins deux ordinateurs pour la vérification des paliers de décompression, pour palier le risque de dysfonctionnement de la batterie. Il est par ailleurs important d’enseigner, lors des formations de plongée, l’utilisation d’une procédure de décompression valable à suivre en cas de panne d’ordinateur, même pour les plongées réalisées dans la courbe de sécurité.

 

 

Source: Scuba-People